fbpx

État des lieux sur l’Incidence des Cancers de la Thyroïde en France après Tchernobyl

Thyroïde Tchernobyl
Temps de lecture : 3 minutes

L’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986 a provoqué d’importants rejets radioactifs, entraînant des conséquences notables sur la santé dans de nombreuses régions d’Europe. Plus de trente ans après cet événement majeur, des experts français se sont penchés sur l’incidence des cancers de la thyroïde et les facteurs de risque associés.

Thyroïde Tchernobyl

Les Retombées Radioactives et l’Impact sur la Santé Thyroïdienne

Les retombées radioactives de Tchernobyl ont libéré des substances telles que l’iode 131, connu pour ses effets cancérigènes sur la thyroïde. Ces éléments se sont dispersés dans l’air et les sols, affectant principalement les territoires près de la centrale, notamment en Biélorussie, en Ukraine et en Russie. Les enfants et les adolescents, particulièrement sensibles à l’iode 131, ont été exposés à des niveaux élevés de radiation, contribuant à une augmentation des cas de cancers de la thyroïde dans les années suivant l’accident.

Études Épidémiologiques et Constats en France

Des études épidémiologiques menées en France, notamment dans les régions les plus touchées par les retombées de Tchernobyl, ont observé une faible corrélation entre l’augmentation des cancers de la thyroïde et l’accident nucléaire. Malgré une concentration plus élevée de retombées dans l’est de la France et la Corse, les taux de cancer de la thyroïde ne correspondent pas nécessairement à ces concentrations. Par exemple, des zones telles que le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Manche présentent des incidences plus faibles, tandis que des régions comme l’Isère, la Gironde et la Vendée montrent des taux plus élevés, en particulier pour les cancers papillaires, la forme la plus commune de cancer thyroïdien.

Thyroïde TchernobylSur-Diagnostic et Autres Facteurs de Risque

L’augmentation continue des cas de cancers de la thyroïde en France sur la période de 1982 à 2012, passant de 687 à 3 437 cas diagnostiqués, pourrait être en partie expliquée par l’évolution des pratiques médicales. Les avancées dans les outils de dépistage permettent aujourd’hui la détection de tumeurs minuscules qui peuvent ne pas évoluer vers un cancer. Ce sur-diagnostic est également observé au Japon après l’accident de Fukushima, soulignant la complexité de l’interprétation des données dans les zones touchées par des événements nucléaires majeurs.

Conclusion

Les experts mettent en évidence une combinaison de facteurs, notamment l’évolution des pratiques médicales, l’irradiation médicale et d’autres facteurs de risque comme la carence en iode notamment. Cependant, ces constats soulignent la complexité de l’attribution des cas de cancers de la thyroïde, mais aussi de la prévalence croissante des dysthyroïdies, à des événements spécifiques, tels que Tchernobyl, et soulignent le besoin de poursuivre les recherches pour mieux comprendre ces dynamiques. En tout état de cause, l’utilisation de compléments alimentaires tel que NATHYROID, développé spécifiquement par le Laboratoire Français PAPILLON, peut permettre de combler facilement des carences de plus en plus observées en éléments importants pour garantir l’équilibre thyroïdien, tels l’iode, le sélénium, le zinc et autres co-facteurs de la synthèse et de la transformation des hormones thyroïdiennes, pour aider à protéger au mieux cette glande essentielle mais néanmoins fragile.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *